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À la recherche de l’endroit

Lorsque nous sommes arrivés en Gironde, en 2004, nous vivions dans un petit appartement en location. Nous avions quitté la région parisienne, mais je n’avais pas pour autant laissé derrière moi l’idée née au Sénégal. Elle était toujours là, quelque part dans ma tête. Je ne savais pas encore exactement comment elle pourrait prendre forme, mais je savais une chose : si nous voulions un jour créer ces cabanes, il nous faudrait un endroit particulier.

Alors, pendant six à huit mois, j’ai sillonné les routes de Gironde avec Killian dans la voiture. Je cherchais une maison, bien sûr, mais pas seulement. Je regardais les terrains, les arbres, la lumière, l’environnement. Je cherchais surtout des chênes. De beaux chênes, suffisamment grands, suffisamment nombreux pour pouvoir, un jour peut-être, accueillir des cabanes.

Le problème, c’est qu’en Gironde, je trouvais beaucoup de pinèdes. Il y avait de très beaux terrains, de très beaux arbres… mais rarement tout ce que je cherchais au même endroit. Parfois, je tombais sur une maison qui me plaisait, mais le terrain ne correspondait pas. D’autres fois, le terrain était magnifique, avec de vieux chênes qui me faisaient déjà imaginer mille choses, mais la maison ne me plaisait pas.

Et puis j’avais une autre idée assez précise en tête : je voulais une maison ancienne, en pierre, avec du caractère. Je ne voulais pas simplement faire construire une maison neuve. J’avais envie d’un endroit qui ait déjà vécu, qui ait une histoire, quelque chose que l’on puisse continuer plutôt que recommencer.

Et puis, un jour, je l’ai vue

Au bout de plusieurs mois, j’ai commencé à être franchement découragée. Un jour, je suis entrée dans une agence immobilière en me disant presque que j’allais abandonner cette recherche. J’envisageais de changer complètement de stratégie : trouver le terrain parfait et faire construire notre maison.

Et puis l’agent immobilier m’a proposé d’aller voir une propriété.

Nous sommes arrivés devant un portail et, derrière, il y avait… une maison qui, franchement, ne payait pas vraiment de mine.

Une vieille longère en pierre, très délabrée, avec des volets foncés, des ronces partout, du lierre et une végétation qui avait complètement repris ses droits. Le terrain était presque inaccessible. Il fallait se frayer un chemin au milieu des broussailles.

Mais derrière tout cela, j’ai aperçu les chênes.

Ils étaient là, majestueux, un peu cachés par toute cette végétation, mais bien présents. Et immédiatement, j’ai eu cette sensation très particulière que j’avais déjà eue ailleurs : celle de savoir.

Je me suis dit : « C’est celle-là. »

Je ne savais pas encore comment nous allions transformer cette maison ni tout ce que nous allions devoir faire pour remettre le terrain en état. Mais je savais que c’était cet endroit-là que je cherchais.

Kevin a eu le même coup de cœur

Il y avait évidemment un petit détail : Kevin n’était pas avec moi.

À l’époque, les moyens de communication n’étaient pas ceux d’aujourd’hui et je crois que j’ai passé un bon moment à essayer de le joindre pour lui raconter ma découverte. J’ai fini par réussir à l’avoir et je lui ai demandé de venir voir la maison le lendemain.

Je ne lui ai pas vraiment raconté mon coup de cœur. Je voulais qu’il se fasse sa propre idée.

Il est arrivé devant le portail, a regardé la maison, le terrain… et il a eu exactement la même réaction que moi.

« Ah oui. C’est celle-là. »

Et ça, c’est un souvenir que j’aime beaucoup, parce qu’il raconte assez bien notre couple. Nous n’avions pas besoin de grandes discussions pour savoir que nous avions trouvé quelque chose. Nous avions simplement la même vision du lieu.

Le propriétaire nous a proposé de visiter la maison.

Et, assez curieusement, nous avons presque dit non.

Nous avions déjà vu ce qu’il fallait voir. La maison était à rénover, nous le savions. Il y aurait énormément de travail. Mais le terrain, les arbres et cette impression que nous avions tous les deux ressentie étaient bien plus importants à nos yeux.

Un petit lac, une île et deux chiens

Et puis il y avait autre chose.

Sur le terrain vivaient deux chiens. Ils avaient créé leur propre passage à travers les ronces et, en les suivant, nous avons découvert le bas du terrain.

Et là, caché derrière la végétation, il y avait un petit lac.

Et au milieu du lac, une petite île.

Je ne pouvais évidemment pas savoir, à ce moment-là, l’importance que cette petite île allait prendre dans notre histoire.

Pour nous, c’était simplement un endroit un peu magique au fond du terrain. Un endroit à explorer. Un endroit qui semblait avoir été oublié pendant longtemps.

Mais quelque part, le hasard avait peut-être déjà commencé à faire les choses à sa manière.

Parce que cette petite île allait devenir le premier endroit où nous allions réellement expérimenter l’idée des cabanes.

Nous commencions déjà à prendre soin du lieu

L’achat allait prendre plusieurs mois. Il fallait compter environ trois mois pour finaliser la vente.

Et pourtant, nous n’avions pas envie d’attendre.

Nous avons demandé à l’ancienne propriétaire si nous pouvions venir régulièrement sur le terrain. Elle a accepté.

Alors, avant même d’être officiellement chez nous, nous avons commencé à nous en occuper.

Nous venions débroussailler, ouvrir des passages, nettoyer, découvrir petit à petit ce qui se cachait derrière les ronces. Il y avait de la boue, des endroits presque marécageux, des branches partout et toutes les petites bêtes que l’on peut imaginer dans un terrain qui n’a pas été entretenu depuis longtemps.

Plus nous avancions, plus nous découvrions le terrain.

Et finalement, c’est peut-être à ce moment-là que nous avons commencé à nous sentir chez nous.

Nous n’avions pas encore les clés, mais nous étions déjà en train de prendre soin de cet endroit.

Une nouvelle vie à Origne

En juin 2004, nous sommes enfin devenus propriétaires.

Nous avons alors découvert l’ampleur de ce qui nous attendait réellement : une immense maison à rénover, un terrain à remettre en état et des travaux qui allaient nous accompagner pendant longtemps.

Il fallait refaire, réparer, nettoyer, aménager, débroussailler… bref, nous n’allions pas nous ennuyer !

Mais c’était aussi le début d’une nouvelle vie.

Nous avions quitté la région parisienne et nous étions désormais ici, à Origne, avec notre famille et ce grand terrain qui semblait offrir beaucoup plus que ce que nous avions imaginé.

À cette époque, les cabanes étaient encore une idée lointaine. J’avais toujours le souvenir du Sénégal dans un coin de ma tête, mais notre quotidien était surtout rempli de travaux, de famille et de vie de tous les jours.

Et puis notre famille s’est agrandie.

Killian était déjà là, notre première merveille, débordant de vie et d'idées. Kiana, notre douce petite étoile pleine d'envies et de rêves et Kezian, notre magnifique soleil, lumineux et rayonnant, toujours prêt à tenter une nouvelle expérience, sont  arrivés au milieu de cette période où nous étions en train de nous projetter . Et avec trois enfants dans une grande maison entourée de nature, le terrain est rapidement devenu leur immense terrain de jeu.Nous avions toujours imaginé avoir une grande famille et, petit à petit, la maison s’est remplie de voix, de rires, de jeux et de vie.

Et si les enfants réveillaient le rêve ?

Les enfants ont grandi et, naturellement, ils ont commencé à vouloir profiter davantage du terrain.

Ils aimaient aller au bord du petit lac. On y pique-niquait, on y passait du temps, on explorait les alentours. Et puis, comme souvent avec les enfants, une idée en entraîne une autre.

Un jour, ils ont voulu aller sur l’île.

Puis y manger.

Puis y passer davantage de temps.

Et finalement, ils ont commencé à avoir une idée qui, pour moi, avait une résonance toute particulière :

ils voulaient y dormir.

Et là, quelque chose s’est réveillé.

Parce que cette envie de dormir dehors, de construire un petit refuge, de vivre une aventure au milieu des arbres… je la connaissais depuis toujours.

C’était l’enfant que j’avais été en Afrique. Celle qui avait grandi au milieu de la nature, des animaux, des chevaux, des voyages et des nuits passées autrement. C’était aussi la jeune femme qui, quelques années auparavant, avait découvert une cabane dans les baobabs du Sénégal et s’était dit : « J’aimerais faire vivre ça à d’autres. »

Sauf que cette fois, il ne s’agissait plus d’un rêve.

C’étaient mes propres enfants qui me demandaient de construire quelque chose.

Et sans vraiment le savoir, ils allaient nous pousser à faire les premiers pas vers ce qui deviendrait, quelques années plus tard, Les Landines.

Les Landines, vos cabanes de verre et de bois situées dans Les Landes Girondines au sud de Bordeaux - Gironde (33) Nouvelle-Aquitaine pour une nuit insolite et bien-être avec spa 



Les Landines
Cabanes et spa en Gironde

2470 route des Tuileries
33113 Origne 

 

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